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Choisir sa première culotte menstruelle, ce n’est pas un achat anodin. Pas parce que c’est compliqué techniquement, mais parce qu’il y a beaucoup trop d’informations contradictoires. Des promesses rassurantes. Des discours très sûrs d’eux. Et au milieu, une vraie question qui reste souvent sans réponse claire. Par où commencer ?
Quand j’ai voulu essayer pour la première fois, je me suis retrouvée face à des dizaines de marques, modèles, de coupes, de niveaux d’absorption. J’avais l’impression qu’il fallait choisir la culotte parfaite dès le départ. Celle qui conviendrait à tout le cycle, à toutes les situations, sans fuite ni ajustement.
Beaucoup de déceptions viennent de là. On en attend trop, trop vite. Alors qu’une première culotte sert surtout à comprendre son corps, son flux, ses habitudes. À tester !
Dans cet article, je vous propose une approche simple et réaliste. Combien de culottes prendre pour commencer, quelles coupes privilégier, comment choisir la taille sans se compliquer la vie, et surtout quelles erreurs éviter dès le départ pour que la première expérience soit vraiment utile.
En bref !
Avant même de regarder des modèles, je trouve essentiel de revenir à l’usage réel. Pas à l’idée qu’on se fait de ses règles, mais à la façon dont elles se passent concrètement.
Toutes les culottes ne conviennent pas à tous les jours. Pour une première fois, je conseille toujours de viser un moment relativement lisible. Un jour de flux modéré. Ni le tout début quand ça peut surprendre, ni le jour le plus intense si on n’a jamais testé.
Se demander si le flux est plutôt régulier ou imprévisible aide énormément à choisir.
Je me pose toujours cette question très simplement. Est ce pour rester à la maison. Aller travailler. Dormir. Faire du sport. Sortir longtemps sans possibilité de changer.
Pour une première culotte, je privilégie une situation rassurante. Une journée classique. Pas un voyage. Pas une longue réunion. L’objectif n’est pas de se tester, mais d’observer.
Quand on débute, la tentation est souvent double. N’en acheter qu’une, pour voir. Ou au contraire en prendre beaucoup, pour être tranquille. Dans les deux cas, ce n’est pas idéal.
Avec une seule culotte, on se met une pression inutile. Il faut gérer le lavage dans l’urgence. On hésite à la changer trop tôt. On scrute le moindre signe. Et surtout, on n’a aucun point de comparaison. Impossible de savoir si un souci vient du modèle, de la taille ou du moment du cycle.
J’ai fait cette erreur au début. Résultat, plus de stress que de confort.
Deux culottes permettent déjà de tester sans tension. On peut en porter une pendant que l’autre sèche. Trois offrent une vraie petite rotation, sans surinvestir. Au delà, je trouve que ce n’est pas nécessaire tant qu’on n’a pas compris ce qui fonctionne pour soi.
L’objectif n’est pas de s’équiper complètement, mais de comprendre.

La coupe est souvent sous estimée. Pourtant, c’est elle qui influence le maintien, la sensation de sécurité et même le risque de fuite.
C’est celle que je recommande presque toujours pour commencer. Elle tient bien. Elle bouge peu. Elle rassure. La zone absorbante est souvent mieux placée et plus large. Pour une première expérience, c’est un vrai plus. Mon conseil : la culotte Léa de chez Mademoiselle culotte à 19€90. Pas trop cher et super efficaces. Elles tiennent aussi dans le temps !
Elle peut être très agréable à porter, mais je la trouve moins rassurante quand on débute. Elle laisse plus de liberté de mouvement, mais aussi plus de marge au flux pour se déplacer. Je la garde pour plus tard, quand on connaît mieux son corps. Mais si vous voulez une coupe sexy, jetez un oeil aux dernières collections de chez Smoon
Très confortable, surtout à la maison. Elle offre un bon maintien, mais attention à la compression sous certains vêtements. Pour une première culotte, elle peut convenir si on privilégie le confort à domicile. Conseil : celles ci de chez So Cup que j’ai en shorty pour le sport et en boxer!
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La taille est souvent présentée comme une formalité. En réalité, c’est l’un des points les plus sensibles quand on débute. Une culotte menstruelle trop petite ou trop ajustée peut fuir, même avec une bonne absorption.
Une culotte menstruelle n’est pas une culotte classique. Elle contient plusieurs couches techniques, elle est plus épaisse, plus structurée. Si elle est trop serrée, elle plaque la zone absorbante contre le corps et empêche le flux de se répartir correctement. Résultat, saturation localisée et fuite.
Au début, je pensais qu’il fallait que ça tienne bien pour être efficace. En réalité, il faut surtout que ça laisse un minimum de liberté au tissu absorbant pour faire son travail.
J’ai remarqué que prendre une taille au dessus est souvent plus confortable et plus fiable dans certains cas. Flux abondant. Vêtements serrés. Journées longues. Sensibilité accrue pendant les règles.
Une taille légèrement plus grande offre souvent une meilleure diffusion du flux et moins de pression. Ce n’est pas une règle absolue, mais c’est une option à considérer sans complexe.
Certains signaux ne trompent pas. Marques sur la peau en fin de journée. Inconfort rapide. Sensation de compression. Fuites toujours au même endroit malgré une absorption adaptée.
Dans ces cas là, le problème vient rarement du niveau absorbant. Il vient presque toujours de la coupe ou de la taille.
Il y a sinon Mademoiselle Culotte qui a sorti cette culotte menstruelle détachable, je suis hyper fan du concept parce que je suis très gonflée en début de règles et beaucoup moins à la fin !

On a souvent envie de choisir très absorbant pour se rassurer. C’est compréhensible. Pourtant, ce n’est pas toujours le meilleur choix pour commencer.
Un niveau intermédiaire permet de mieux comprendre son flux. Trop absorbant peut masquer les signaux. On garde la culotte trop longtemps. On repousse le changement. Et on se retrouve parfois avec une fuite tardive.
Avec un niveau intermédiaire, on apprend plus vite à repérer le bon moment pour changer. C’est une vraie phase d’apprentissage.
Une première culotte n’a pas vocation à couvrir toutes les règles. Je conseille toujours de l’utiliser sur un moment précis, identifié comme plutôt stable. Une demi journée. Une nuit calme. Une journée à la maison.
C’est plus rassurant et beaucoup plus instructif.
Beaucoup de premières expériences décevantes viennent d’erreurs très classiques. Rien de grave, mais elles peuvent décourager inutilement.
La première, c’est d’acheter un seul modèle en espérant qu’il convienne à toutes les situations. Une culotte menstruelle n’est pas universelle. Avec un seul modèle, on n’a aucun point de comparaison et on tire souvent de mauvaises conclusions.
Autre erreur fréquente, se fier uniquement aux promesses de zéro fuite. Dans la vraie vie, une fuite n’indique pas forcément un mauvais produit. Elle indique souvent un mauvais moment ou un mauvais usage.
Sous estimer l’impact des vêtements est aussi très courant. Un jean serré ou un legging change complètement la façon dont la culotte se comporte. Ce détail est rarement anticipé quand on débute.
Le lavage est également négligé dès le départ. Lessive trop agressive (vous pouvez d’ailleurs utiliser celle ci exprès pour les culottes menstruelles), rinçage insuffisant, séchage approximatif. Ces petits choix peuvent réduire l’efficacité bien plus vite qu’on ne l’imagine.
Enfin, abandonner après une première fuite est probablement l’erreur la plus dommageable. Une fuite au début est une information précieuse. Elle permet d’ajuster, pas de renoncer.
Si je devais recommencer aujourd’hui, je ferais simple. Deux ou trois culottes maximum. Deux coupes différentes. Un niveau d’absorption intermédiaire. Et une utilisation progressive, sur des moments choisis.
Je prendrais le temps d’observer. Où arrive le flux. À quel moment. Avec quels vêtements. Sans pression de résultat. La culotte menstruelle n’est pas un examen à réussir, c’est un outil à apprivoiser !