Newsletter Subscribe
Enter your email address below and subscribe to our newsletter

La fuite, je l’ai vue tout de suite. Pas un doute, pas une sensation floue. Une trace nette. Culotte menstruelle en place, modèle censé tenir la route, et pourtant ça a débordé. À ce moment précis, je n’ai pas pensé taille ou absorption. J’ai surtout pensé décalage. Entre la promesse et la réalité. Entre mon corps et l’outil que j’utilisais.
J’aurais pu faire comme avant. Changer de marque de culotte menstruelle. Prendre plus absorbant. Espérer que la suivante fasse mieux. Mais j’en avais assez de bricoler à l’aveugle. J’ai voulu comprendre pourquoi ça fuyait vraiment.
Le problème ne venait pas d’une culotte défaillante, mais d’un mauvais appariement. Mauvais type de culotte. Mauvais moment. Mauvais usage.
Dans cet article, je vous explique les causes réelles des fuites et surtout comment les éviter, en choisissant le bon type de culotte selon votre flux, votre corps et vos journées.
C’est la première vraie cause que j’ai identifiée, et clairement la plus mal expliquée. Une culotte peut avoir une excellente capacité d’absorption et pourtant laisser passer une fuite. Pas parce qu’elle est pleine. Parce que le flux arrive trop rapidement à un moment donné.
Chez moi, le flux n’est pas constant. Il fonctionne par vagues. Des périodes calmes, puis des pics courts mais très intenses. Sur ces pics, l’absorption n’a pas le temps de se répartir. Le sang arrive sur une zone précise, sature localement, puis cherche une sortie. Le reste de la culotte peut rester quasiment sec.
Avant, je choisissais mes culottes uniquement selon le volume total annoncé. Aujourd’hui, je mets carrément ces shortys/cyclistes de règles de chez Socup ! Ils empêchent vraiment toute fuite, et je les mets aussi pour aller au sport.

Autre découverte très concrète. Le flux n’arrive pas forcément au centre. Chez moi, selon les jours, il se projette plus vers l’avant ou plus vers l’arrière. Et là, tout dépend de la forme réelle de la zone absorbante.
J’ai compris ça en observant toujours les mêmes fuites au même endroit. Pas au hasard. Toujours devant certains jours. Toujours derrière d’autres. Pas une question de taille. Une question de couverture.
À partir de là, j’ai arrêté de considérer une culotte comme universelle. Il y en qui couvrent mieux l’avant, d’autres mieux l’arrière, et d’autres qui carrément pensées pour ça : les boxers de règles !

J’ai appris à raisonner en début, milieu ou fin de règles.
Mon flux n’est clairement pas le même pendant tout le cycle.
Ce changement de lecture du cycle m’a permis d’anticiper au lieu de subir. Et surtout d’arrêter de me dire que j’avais mal évalué mon flux alors que c’était simplement son rythme qui me jouait des tours.
Ma solution économique pour ça, c’est ce pack de culotte de chez Smoon, parce qu’on peut mettre différentes culottes avec différentes absorptions dedans !
J’ai mis du temps à faire le lien, et pourtant c’était évident une fois compris. Certaines fuites n’arrivaient que dans des situations précises. Jamais à la maison. Presque toujours quand je portais un jean bien ajusté ou un legging. La même culotte, le même jour de cycle, mais un résultat différent.
La pression change tout: quand un vêtement plaque la culotte contre le corps, le flux ne diffuse plus de la même façon. Il est guidé. Parfois poussé hors de la zone absorbante. On parle peu de cet effet, mais il est très réel. La culotte n’absorbe plus librement, elle subit une contrainte permanente.
À partir de là, j’ai arrêté d’utiliser les mêmes culottes selon mes tenues. Celles que je porte avec des vêtements serrés sont celles-ci en microfibre avec une zone absorbante mieux répartie. Les autres restent pour la maison.
Une autre chose que j’ai apprise à mes dépens. Une culotte peut avoir l’air parfaitement en état et pourtant absorber moins bien qu’au début. Pas de trou. Pas d’odeur. Pas de signe évident. Juste une efficacité qui baisse.
Avec le temps, les fibres se chargent de micro résidus. Même avec un lavage soigneux. L’absorption devient plus lente. Et sur un flux rapide, cette lenteur suffit à provoquer une fuite. J’ai réalisé que plusieurs de mes fuites récentes concernaient toujours les mêmes culottes, pourtant encore jolies.
Depuis, je fais une rotation plus stricte. J’identifie celles qui commencent à devenir moins fiables et je les réserve à des moments plus calmes ou à la maison.

Je pensais bien faire. Rinçage à l’eau froide. Passage en machine. Et pourtant, en creusant, j’ai compris que de petits détails pouvaient tout changer. Certaines lessives laissent des résidus qui tapissent les fibres absorbantes. La température trop élevée fixe ces résidus. Le séchage rapide n’arrange rien.
J’ai simplifié. Moins de lessive ou celle-ci pensée spécialement pour les culottes de règles. Pas d’adoucissant, jamais. Un séchage à l’air libre quand c’est possible. Et surtout, un rinçage vraiment long. Depuis ce changement, j’ai retrouvé une absorption plus réactive sur plusieurs culottes que je pensais fatiguées.
J’ai arrêté de chercher la culotte menstruelle idéale. Celle qui ferait tout, tout le temps, sans jamais faillir. Ce n’est pas réaliste. Pas avec des corps qui changent selon les jours, les positions, les vêtements, le rythme du flux.
Les fuites m’ont surtout appris une chose. Elles ne signalent pas une mauvaise utilisation ni un manque d’attention. Elles signalent un mauvais appariement. Une culotte pas adaptée à ce moment précis, à cette zone précise, à cet usage précis.
En comprenant comment mon flux se comporte réellement et en acceptant d’utiliser plusieurs types de culottes selon les situations, j’ai retrouvé de la sérénité. Moins de stress. Moins de contrôle permanent. Et surtout, plus de confiance dans mes choix.
Si je devais retenir une seule idée, ce serait celle là. La solution ne passe pas par plus d’absorption, mais par plus de justesse. Ajuster. Observer. Et se donner le droit de faire autrement sans culpabiliser.
Si vous vous demandez combien il faut de culottes pour un cycle, j’ai fait un article exprès !