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Savoir quelles substances éviter dans les vernis

Les vernis clean et responsables : comment s’y retrouver ?

Pendant longtemps, j’ai utilisé des vernis sans trop me poser de questions. Je regardais la couleur, la tenue, parfois le prix. Comme beaucoup, je me disais que c’était un produit anodin, posé sur les ongles, pas quelque chose qui méritait une réflexion particulière !

Et puis, c’est en découvrant la marque Manucurist, que j’ai commencé à entendre parler de vernis clean, de formulations plus responsables, de substances à éviter. Un article ici, une discussion là, une marque qui communique différemment. Au début, je ne savais pas trop quoi en penser. Entre les discours très alarmistes et les promesses marketing bien lissées, j’avais surtout l’impression qu’on me demandait de choisir un camp.

J’avais l’impression qu’il fallait soit tout rejeter, soit tout adopter. Soit continuer comme avant, soit devenir experte en chimie des vernis. Et clairement, ni l’un ni l’autre ne me convenait.

J’ai donc décidé de creuser le sujet à ma manière.Juste pour savoir de quoi on parle vraiment quand on dit vernis clean ou vernis responsable. Ce que ça recouvre concrètement. Ce qui est encadré. Ce qui relève du marketing. Et surtout, ce que ça change réellement dans l’usage, sur la durée.

Dans cet article, je ne cherche pas à dire ce qu’il faudrait faire. Je partage ce que j’ai compris en prenant le temps de me renseigner, de comparer, et d’observer mes propres usages. Avec l’idée qu’on peut faire des choix plus éclairés, et sans se laisser happer par des discours trop simplistes.

Vernis clean et vernis responsable : ça veut dire quoi ?

Quand j’ai commencé à m’intéresser aux vernis dits clean ou responsables, j’ai vite compris que les deux notions étaient souvent mélangées, alors qu’elles ne recouvrent pas la même chose. Et c’est précisément là que la confusion commence.

Un vernis clean, en théorie, fait surtout référence à sa formulation. On parle des substances qu’il contient, et surtout de celles qu’il exclut. Beaucoup de marques mettent en avant l’absence de certains solvants ou plastifiants connus pour poser question. Ce n’est pas une lubie marketing sortie de nulle part. Certaines de ces substances sont effectivement identifiées comme préoccupantes par des organismes officiels. Par exemple, l’ANSES publie régulièrement des avis sur les effets de certains composés chimiques présents dans les produits du quotidien, notamment ceux utilisés dans les cosmétiques et produits pour les ongles. Quand je lis leurs travaux sur les solvants ou perturbateurs endocriniens, je comprends mieux pourquoi certaines marques cherchent à reformuler.

Au niveau européen, l’ECHA classe aussi des substances selon leur niveau de risque dans le cadre du règlement REACH. C’est une base très utile pour comprendre ce qui est autorisé, ce qui est restreint, et ce qui est surveillé de près. Un vernis peut donc être qualifié de clean parce qu’il exclut certaines substances listées comme préoccupantes, même s’il reste un produit chimique par nature.

En revanche, le mot responsable va beaucoup plus loin. Il ne concerne pas seulement ce qu’il y a dans le flacon, mais tout ce qu’il y a autour. La manière dont le produit est fabriqué. Le lieu de production. Les choix de matières premières. La transparence de la marque. Et aussi la durabilité réelle du produit. Un vernis utilisé jusqu’au bout, racheté parce qu’il tient et qu’on l’aime, a souvent un impact plus cohérent qu’un vernis irréprochable sur le papier mais qui finit oublié au fond d’un tiroir.

Ce que je trouve essentiel, c’est de ne pas attendre d’un seul mot qu’il résume toute la réalité. Les termes clean et responsable ne sont pas des labels officiels au sens strict. Ils doivent donc être lus avec recul, en regardant ce qu’il y a derrière, et pas seulement ce qu’ils promettent.

Ce que la loi encadre vraiment

illustration de la loi sur les vernis à ongle

Quand j’ai voulu comprendre ce que valent réellement les mentions clean ou responsable, je me suis rapidement rendu compte d’un point essentiel. La loi encadre très peu le vocabulaire, mais elle encadre très précisément les substances.

En Europe, tous les vernis à ongles sont soumis au règlement cosmétique européen. Ce cadre définit les ingrédients autorisés, ceux qui sont restreints, et ceux qui sont interdits. Ce texte est public et consultable, notamment via la Commission européenne, qui centralise les règles applicables aux produits cosmétiques. Autrement dit, un vernis vendu légalement respecte déjà un socle réglementaire minimal.

Ensuite, il y a le règlement REACH, qui concerne l’enregistrement et l’évaluation des substances chimiques. Là encore, ce n’est pas une initiative marketing. C’est un cadre juridique lourdqui identifie les substances préoccupantes et encadre leur usage. Certaines molécules présentes historiquement dans les vernis sont aujourd’hui surveillées, restreintes, ou exclues de certaines formulations.

En revanche, les termes clean, green, naturel ou responsable ne sont pas des mentions réglementées. Ils n’ont pas de définition juridique précise. Cela signifie qu’une marque peut les utiliser tant qu’elle ne fait pas de promesses mensongères. C’est exactement pour cette raison que deux vernis très différents peuvent tous les deux se présenter comme clean, tout en n’excluant pas les mêmes substances.

C’est aussi là que le marketing s’engouffre facilement. Une marque peut communiquer sur l’absence de certains ingrédients très connus, sans forcément expliquer ce qu’elle utilise à la place. À l’inverse, une autre peut travailler sérieusement sa formulation et sa fabrication, tout en communiquant de manière plus sobre. Sans lire entre les lignes, il devient difficile de s’y retrouver.

Pour éviter les dérives, les autorités surveillent surtout les allégations trompeuses. En France, la DGCCRF rappelle régulièrement que les marques doivent pouvoir justifier leurs claims. Dire qu’un produit est plus sûr ou meilleur pour la santé implique des preuves. Dire qu’il est clean reste plus flou, tant que la promesse n’est pas chiffrée ou comparée.

C’est à ce moment là que j’ai compris qu’il fallait changer de grille de lecture. Plutôt que de chercher un mot magique ou une mention rassurante, il vaut mieux regarder les faits vérifiables. Où le produit est fabriqué. Quelles substances sont exclues. Ce que la marque explique clairement, et ce qu’elle laisse volontairement vague.

La loi pose un cadre. Le reste dépend surtout de la transparence réelle des marques, et de notre capacité à lire au delà des slogans.

Les substances controversées dans les vernis

Quand j’ai commencé à m’intéresser aux vernis clean, je me suis vite rendu compte que certains ingrédients revenaient toujours dans les discussions. Pas parce qu’ils seraient systématiquement interdits, mais parce qu’ils ont été identifiés comme problématiques dans certaines conditions d’exposition, notamment répétées.

Je ne cherche pas à faire peur. Je cherche surtout à comprendre pourquoi certaines marques font le choix de les exclure, et pourquoi ça peut avoir du sens pour moi.

Voici les substances que j’ai apprises à repérer, et ce que j’ai compris à leur sujet.

Toluène

J’ai découvert que le toluène est un solvant utilisé pour rendre le vernis plus fluide et améliorer sa tenue. Le problème, c’est qu’il est classé comme toxique pour le système nerveux et suspecté d’effets sur la reproduction en cas d’exposition répétée, surtout par inhalation.

C’est l’ANSES qui explique très clairement pourquoi cette substance pose question, notamment dans les usages réguliers.

Formaldéhyde

Le formaldéhyde m’a particulièrement interpellée, parce qu’il est parfois utilisé comme durcisseur. J’ai appris qu’il est classé cancérogène avéré par inhalation et fortement irritant. Son usage est aujourd’hui très encadré, mais il peut encore être présent à l’état de traces ou sous forme de dérivés.

Résine de formaldéhyde

En creusant un peu plus, j’ai compris que même sans formaldéhyde pur, certains vernis utilisent des résines dérivées. Elles sont surtout connues pour leur potentiel allergisant, notamment chez les personnes sensibles.

Dibutyl phthalate (DBP)

Le DBP est un plastifiant que j’ai souvent vu cité comme exemple. Il est aujourd’hui interdit dans les cosmétiques en Europe, car classé comme toxique pour la reproduction et suspecté d’être un perturbateur endocrinien.

Camphre synthétique

J’ai appris que le camphre synthétique est utilisé pour apporter de la brillance et éviter l’écaillage. À forte dose ou en exposition répétée, il est suspecté d’effets neurologiques et hormonaux, ce qui explique pourquoi certaines marques préfèrent l’exclure.

Benzophénone 1 et 3

Ces filtres UV sont utilisés pour éviter que le vernis ne se décolore. J’ai découvert qu’ils sont suspectés d’être des perturbateurs endocriniens, ce qui explique les restrictions progressives mises en place en Europe.

Ce travail m’a surtout appris à sortir des discours simplistes. La majorité de ces substances posent problème dans un contexte d’exposition répétée, notamment professionnelle. Ce n’est pas une raison pour paniquer, mais c’est une bonne raison pour réduire volontairement l’exposition quand des alternatives existent.

Aujourd’hui, je ne cherche pas un vernis parfait. Je cherche des marques qui font le choix d’écarter les substances les plus controversées, qui expliquent leurs décisions, et qui restent honnêtes sur les limites de leurs produits.

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