Literie

La première fois que j’ai vraiment dormi, c’était dans un lit qui n’était pas le mien. Un appartement loué pour un week-end, matelas ferme, deux oreillers ni trop épais ni trop plats, draps frais même en pleine nuit.  J’ai regardé le plafond et j’ai eu cette pensée idiote : pourquoi mon propre lit ne fait jamais ça ?

Depuis, j’ai refait la totalité ma literie deux fois. J’ai testé des matelas en latex et à mémoire de forme, des oreillers en mousse, des draps qui promettaient la fraîcheur et qui la tenaient, ou pas. La catégorie literie de ce blog existe parce que j’ai commis pas mal d’erreurs, et que je veux vous éviter ça !

Le matelas 

La plupart des gens changent leur oreiller quand ils ont mal au cou. Ça part d’une bonne intention, mais ça règle rarement le problème. Un oreiller corrige quelques centimètres d’alignement. Un matelas inadapté impose une posture pendant sept ou huit heures. Si le matelas affaisse d’un côté, si la mousse a perdu sa densité, si vous faîtes le poulet roti, l’oreiller ne rattrapera rien.

Mes conclusions à  force de tests sont la fermeté n’est pas un critère de qualité, c’est un critère qui dépend de votre morphologie. Un matelas ferme pour quelqu’un qui pèse 55 kg et dort sur le côté, c’est une mauvaise nuit assurée. Le même matelas pour quelqu’un de plus lourd qui dort sur le dos peut être parfait. Les articles de cette section partent de là : votre profil de dormeur d’abord, les matériaux ensuite, les marques en dernier.

L’oreiller

Un oreiller se choisit en fonction de deux choses  : votre position de sommeil principale, et la largeur de vos épaules. Ces deux variables déterminent la hauteur dont vous avez besoin pour que vos vertèbres cervicales restent dans l’axe de votre colonne pendant la nuit.

Dormeur sur le côté : il vous faut un oreiller plus haut, qui comble l’espace entre l’épaule et la tête. Dormeur sur le dos : un oreiller moyen, qui ne projette pas le menton vers la poitrine. Dormeur sur le ventre : le plus bas possible, ou rien. J’ai testé des oreillers à mémoire de forme, en latex naturel, en microfibre ajustable. Chacun a un profil. Les articles de cette section vous disent lequel correspond au vôtre.

Le linge de lit

C’est souvent ce qu’on achète en dernier et ce qu’on sous-estime le plus. La recherche sur le sommeil est claire là-dessus : la baisse de température corporelle à l’endormissement est un signal biologique. Si votre literie retient la chaleur au lieu de l’évacuer, ce signal ne passe pas correctement. Vous mettez plus de temps à vous endormir, votre sommeil est plus fragmenté.

Ce que ça change concrètement : le choix de la matière compte autant que le nombre de fils. La percale de coton laisse passer l’air. Le satin de coton garde davantage la chaleur. Le Tencel est au milieu. J’ai dormi avec les trois.

Des infos, des astuces, des bons plans: abonnez-vous, c'est gratuit