Enter your email address below and subscribe to our newsletter

Alternatives zéro déchet : déodorant solide, shampoing solide, culottes menstruelles et lunch box

Mes alternatives zéro déchet : les changements qui ont vraiment tenu dans le temps

La première fois que j’ai regardé ma poubelle de salle de bain en face, c’était un dimanche matin, juste avant de sortir les déchets. Un flacon de shampoing vide, un déodorant à moitié écrasé, deux flacons de gel douche. Tout ça en deux semaines. Pas trois mois. Deux semaines.

J’avais bien entendu parler du zéro déchet. J’avais aussi bien entendu parler de gens qui passaient leurs week-ends à fabriquer leur déodorant maison avec du bicarbonate et de l’huile de coco, et qui finissaient avec une irritation sous les bras et l’impression d’avoir perdu du temps. Je ne voulais pas de ça.

Ce que je voulais, c’était des produits qui fonctionnent. Qui s’intègrent sans effort dans une routine. Qui ne me donnent pas l’impression de faire une croix sur le confort pour me donner bonne conscience.

J’ai testé beaucoup de choses ces deux dernières années. Beaucoup ont terminé leur vie à la poubelle avant la fin du premier flacon. Quelques-unes ont changé mes habitudes pour de bon. C’est de celles-là que je vais vous parler.

Le déodorant Unbottled

 Déodorant solide Unbottled menthe — alternative zéro déchet sans aluminium

Le déodorant solide, j’avais résisté longtemps. La réputation n’est pas terrible : ça laisse des traces blanches, ça tient deux heures par grosse chaleur, et le passage aux formules naturelles s’accompagne souvent d’une période de transition que personne ne vous annonce franchement. J’avais donc repoussé.

J’ai finalement commandé le déodorant Unbottled à la menthe après en avoir vu trop sur Instagram pour continuer à faire semblant de ne pas être curieuse. La marque française propose des déodorants solides sans emballage plastique, formulés sans aluminium, sans alcool, sans huile essentielle de bergamote. La menthe, c’est celle que j’ai choisie parce que j’avais besoin d’être sûre de sentir quelque chose à l’arrivée.

On applique le bâton directement sur la peau, deux ou trois passages suffisent. La texture est légèrement crémeuse au contact, pas collante comme certains solides que j’avais essayés. L’odeur de menthe est franche. Rien à voir avec ces senteurs « fraîcheur » synthétiques qui restent dans la pièce après votre passage.

La vraie question, c’est la tenue. En conditions normales, c’est-à-dire un jour de bureau avec du transport en commun, le résultat est bon. Vraiment bon. J’ai arrêté de vérifier au milieu de la journée, ce qui en dit long. Par forte chaleur ou journée sportive, c’est honnêtement en dessous d’un déodorant conventionnel. C’est simplement la réalité des formules sans aluminium. Si vous transpirez beaucoup, prenez-en note avant de commander.

Le bâton dure entre six semaines et deux mois. Le prix au départ peut sembler élevé pour un déodorant, mais ramené à la durée, il est compétitif. Et la poubelle reste vide, ce qui était le point de départ.

Mon avis complet sur Unbottled est par ici. Le déodorant menthe directement : voir le déodorant Unbottled →

Le shampoing solide Comme Avant

 Shampoing solide Comme Avant à l'huile de noisette — alternative zéro déchet au shampoing liquide

J’ai un historique avec les shampoings solides. Il est mauvais. Cheveux ternes, pointes sèches, cuir chevelu qui compensait en produisant plus de sébum, ce qui m’obligeait à laver plus souvent. Le cycle parfait pour dépenser plus et avoir des cheveux moins beaux.

Comme Avant m’a été recommandée par une amie aux cheveux fins qui me ressemblait sur ce point : méfiante, plusieurs mauvaises expériences derrière elle, mais convaincue qu’il devait exister quelque chose qui fonctionne. La marque fabrique ses produits en Provence, avec des formules courtes et des ingrédients qu’on peut lire sans avoir fait pharmacie.

J’ai opté pour le shampoing solide à l’huile de noisette, enrichi en huile de brocoli et poudre de jujubier. Le nom est long, mais les ingrédients s’expliquent : l’huile de noisette nourrit sans alourdir, l’huile de brocoli apporte du brillant, la poudre de jujubier renforce la fibre capillaire. On sent la différence à la texture du pain, plus dense que les solides bas de gamme, et au résultat sur les cheveux.

La transition a quand même duré dix jours. Les premiers lavages, mes cheveux étaient clairement plus lourds que d’habitude. J’avais lu que c’était possible, que les silicones des shampoings conventionnels mettaient du temps à partir. J’ai persisté. À la troisième semaine, c’était réglé. Cheveux souples, brillants, et j’ai naturellement espacé les lavages de quatre à cinq jours au lieu de trois.

Un détail pratique que j’aurais aimé connaître avant : frottez le pain entre vos mains mouillées pour faire mousser, puis appliquez directement sur le cuir chevelu. Ne frottez pas le pain sur vos cheveux secs. Ça semble évident, mais ça ne l’était pas pour moi et j’ai perdu de la matière inutilement les premières fois.

Un pain remplace environ deux flacons de shampoing liquide. L’emballage est minimal, carton , et le produit arrive sans plastic wrap.

Mon avis détaillé sur Comme Avant est par ici. Le shampoing à l’huile de noisette : voir le shampoing solide →

Les culottes menstruelles Mademoiselle Culotte

Culotte menstruelle Mademoiselle Culotte — alternative zéro déchet aux protections jetables

Je vais être directe : les culottes menstruelles, j’en avais peur. Pas pour des raisons d’hygiène, j’avais fait mes recherches. Mais j’avais peur de me retrouver à gérer une situation compliquée loin de chez moi, ou de passer mes règles à vérifier toutes les deux heures. Les protections jetables ont au moins cet avantage : on remplace.

J’ai commencé par commander deux culottes Mademoiselle Culotte pour tester pendant un seul cycle La marque propose plusieurs niveaux d’absorption, de la protection légère pour les derniers jours à la protection nuit pour les flux abondants. J’ai pris une capacité moyenne et une nuit.

Le premier jour, j’ai gardé une protection de secours dans mon sac. Par réflexe. Je n’en ai pas eu besoin. Le tissu absorbe sans sensation d’humidité, ce qui était ma vraie crainte. Rien à voir avec les premières générations de culottes menstruelles que des amies avaient essayées il y a quelques années et dont le souvenir les avait définitivement découragées. Là, c’est propre, discret, et on ne sent rien d’anormal.

Le lavage est simple : rinçage à l’eau froide immédiatement après, puis machine à 30 degrés. J’ai intégré ça dans la routine sans y penser. Ce qui demande une adaptation, c’est de planifier. Avec deux culottes, vous devez laver entre les utilisations. J’en ai fini par avoir quatre en rotation, ce qui me laisse de la marge.

Sur l’aspect zéro déchet, le calcul est rapide. Une femme utilise en moyenne 10 000 à 15 000 protections jetables dans sa vie. Ramené à ce qu’on produit chaque mois, ça donne une image assez nette de ce qu’une culotte menstruelle évite sur la durée.

La durée de vie annoncée est de plusieurs années avec un entretien correct. J’utilise les miennes depuis dix-huit mois, aucune perte d’absorption perceptible.

Mon avis complet sur Mademoiselle Culotte est par ici. La gamme directement : découvrir les culottes menstruelles →

La lunch box Monbento

Lunch box monbento — alternative zéro déchet aux emballages jetables au bureau

La boîte repas, j’y avais réfléchi plusieurs fois sans jamais franchir le pas. Parce qu’une lunch box qui fuit dans un sac, ou qui prend vingt minutes à nettoyer le soir, c’est une lunch box qui finit au fond d’un placard au bout de trois semaines. J’avais ce souvenir précis d’un modèle acheté en grande surface qui sentait le plastique chauffé dès la première utilisation au micro-ondes.

Monbento est une marque française spécialisée dans les boîtes repas modulables. Le principe : des compartiments empilables qui s’emboîtent dans un format compact, hermétiques, compatibles micro-ondes et lave-vaisselle. Le tout fabriqué sans BPA.

‘avais une sauce dans un compartiment et une salade dans l’autre, le tout retourné au fond de mon sac pendant le trajet. Rien n’a bougé. Ce n’est pas le genre de chose qu’on vérifie sur une fiche produit, c’est le genre de chose qu’on apprend à ses dépens avec les autres marques.

Le nettoyage prend deux minutes au lave-vaisselle. Les compartiments se séparent complètement, il n’y a pas de coin inaccessible où la sauce s’incruste.

Sur l’aspect zéro déchet, le calcul est là aussi assez direct. Cinq repas par semaine au bureau avec des emballages jetables, c’est environ 250 emballages par an. Sachets, barquettes, couvercles plastique. La lunch box ne règle pas tout, mais elle règle ça.

Un point honnête : le format compact de certains modèles est vraiment compact. Si vous mangez beaucoup ou si vous emportez un repas chaud et une salade séparément, vérifiez les contenances avant de commander. Les volumes sont précisés sur le site et valent le coup d’être regardés. Mon avis complet sur monbento est par ici. La gamme complète : voir les lunch box monbento →

Koro

 Beurre de cacahuète Koro en grand format — achats en vrac pour réduire les emballages

Koro, c’est une autre logique. Pas de format solide, pas d’emballage zéro déchet au sens strict. C’est une épicerie en ligne spécialisée dans le vrac et les grandes quantités : noix, graines, farines, protéines, beurres d’oléagineux, et certains produits de soin en format maxi.

L’idée est simple. Quand vous achetez un kilo de beurre d’amande plutôt que trois pots de 350 grammes, vous produisez moins d’emballage pour la même quantité consommée. Pas zéro emballage. Moins d’emballage. C’est une nuance que je préfère formuler clairement.

J’utilise Koro principalement pour les secs : huile de coco en grand format, protéines végétales, flocons d’avoine, purées d’oléagineux. Les prix sont nettement inférieurs aux mêmes produits en boutique bio ou en supermarché, et la qualité est là. Le beurre de cacahuète est top d. Ingrédients : cacahuètes, sel. C’est tout.

Une commande tous les deux ou trois mois remplace une dizaine d’emballages individuels. Ce n’est pas une conversion écologique spectaculaire. C’est une habitude qui s’installe sans effort et qui allège la poubelle de manière mesurable.

Mon avis sur Koro est par ici. Le catalogue complet : explorer Koro →

Par où commencer si vous démarrez

Remplacer tout en même temps ne fonctionne pas. Ce qui fonctionne, c’est d’identifier le produit qui génère le plus de déchets chez vous et de commencer par là. Pas forcément par celui qui vous attire le plus, par celui qui laisse le plus de traces dans votre poubelle.

Les produits que je viens de décrire ont tenu parce qu’ils font le même travail que ce qu’ils remplaçaient, sans demander un effort particulier au quotidien. C’est ça, la vraie condition pour que quelque chose reste dans une routine.

Les suivants que je teste sont déjà dans un coin de ma salle de bain. Je vous dirai ce qui tient et ce qui ne tient pas !

Notre note !
Partager
Partagez votre amour
Une case en plus
Une case en plus

Je suis la fondatrice d'Une Case en Plus, j'ai créé ce blog pour partager ce que j’aime vraiment : tout ce que je vous recommande, je l’ai testé, aimé, choisi librement. Certains liens peuvent être affiliés (c'est à dire que je touche une petite commission si vous l'utilisez) : ils ne changent rien pour vous, mais m’aident à continuer à écrire en toute indépendance, sans compromis.
Merci du fond du cœur à celles et ceux qui me lisent et me soutiennent, comme Claire, Mélanie, Sophie,Thomas… Votre confiance est ma plus belle récompense.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Des infos, des astuces, des bons plans: abonnez-vous, c'est gratuit