le galet de shampoing à l’huile de brocoli Comme Avant posé sur mon porte-savon ajouré, dans la douche, encore humide après utilisation. C’est devenu mon rituel du lavage bihebdomadaire depuis trois mois, toujours rangé égoutté entre deux usages. On distingue la texture légèrement granuleuse du galet et sa couleur beige naturelle, sans colorant ajouté.

Shampoing solide Comme Avant : mon avis complet !

J’ai des cheveux bouclés et colorés, une combinaison qui rend le choix du shampoing particulièrement délicat : trop agressif, il fait dégorger la couleur, pas assez nourrissant, il assèche mes boucles. J’avais déjà écrit mon avis sur Comme Avant après avoir testé plusieurs de leurs cosmétiques solides, et c’est leur version pour cheveux colorés et bouclés à l’huile de brocoli qui m’a semblé la plus adaptée à ma situation. La gamme propose aussi des versions pour cheveux normaux, secs, gras ou blancs, ce qui montre une vraie volonté de segmenter selon les besoins plutôt que de vendre un produit universel qui ne conviendrait finalement à personne en particulier.

  • Les boucles restent définies sans effet paille, contrairement à d’autres shampoings solides testés avant
  • Le galet ramollit vite s’il reste dans l’eau, il faut vraiment le égoutter entre deux usages

Avant celui-ci, j’avais testé deux autres shampoings solides censés convenir aux cheveux colorés, mais tous deux contenaient des tensioactifs plus agressifs comme le SCI ou le SLS, ceux qu’on retrouve dans la majorité des shampoings solides du marché parce qu’ils moussent davantage et coûtent moins cher à produire.

Vous avez déjà vu votre coloration au henné virer au terne en quelques semaines sans comprendre pourquoi ? C’est exactement ce qui m’arrivait, et je pensais bêtement que c’était juste « normal » pour ce type de coloration, jusqu’à ce que je comprenne que le vrai coupable était mon shampoing.

Le choix de Comme Avant s’est porté sur le Sodium Cocoyl Glutamate et le Coco-glucoside, deux tensioactifs réputés parmi les plus doux du marché, non irritants et biodégradables. Ce sont eux qui m’ont convaincue, davantage que l’argument marketing « spécial cheveux colorés » qu’on voit sur beaucoup de produits sans que la formule change vraiment derrière.

Le contexte compte aussi : je fais une coloration végétale au henné environ tous les deux mois, un investissement en temps que je ne voulais pas voir ruiné par un shampoing trop décapant en quelques semaines seulement.

Sur le prix, le galet de 70g coûte 11,90€, et le format demi-pain de 210g revient à 29,90€, soit une économie de 16% sur le grand format. Pour qui utilise ce shampoing sur plusieurs mois sans interruption, le demi-pain devient vite plus intéressant.

L’huile qui remplace le silicone

gros plan sur la surface du galet légèrement humide, où l’on distingue de petites variations de texture liées à la présence d’huile de brocoli dans la formule, contrairement à un galet parfaitement lisse et uniforme.

Les deux tensioactifs, Sodium Cocoyl Glutamate et Coco-glucoside, sont tous deux issus de l’huile de coco. Leur rôle est de capter la saleté et le sébum pour les évacuer au rinçage, mais en douceur : contrairement aux sulfates plus classiques, ils ne décapent pas le cuir chevelu ni la couleur, ce qui explique pourquoi la formule convient aux cheveux colorés.

L’huile de brocoli, extraite à froid des graines des fleurs de brocoli non récoltées pour l’alimentation, est riche en vitamine E. Elle nourrit et apporte de la brillance sans alourdir la fibre, un peu comme le ferait un silicone, mais de façon biodégradable et sans l’effet d’accumulation que les silicones peuvent créer sur les cheveux à la longue.

La poudre de jujubier, obtenue à partir de feuilles séchées de jujubier réduites en poudre, joue un double rôle : elle nettoie en douceur tout en aidant les colorations, notamment au henné, à ne pas dégorger. C’est justement cet ingrédient qui a fait la différence pour moi, ma couleur végétale étant particulièrement sensible aux tensioactifs trop agressifs. Enfin, l’alcool gras conditionneur, issu de l’huile de colza, facilite le démêlage sans recourir à des silicones de synthèse.

Comme l’utiliser ?

 le galet mouillé frotté entre mes deux mains sous la douche, la mousse commençant à se former, photographié juste avant l’application sur le cuir chevelu.

Le geste est simple : on mouille le galet, on le frotte entre les mains pour créer de la mousse, puis on applique directement sur le cuir chevelu en massant quelques secondes avant de rincer à l’eau claire. Pas besoin d’en mettre sur les longueurs, le produit y coule naturellement au rinçage.

Vous allez trouver que ça mousse moins qu’un shampoing liquide, ou même que certains shampoings solides à base de SCI. C’est normal, et ça ne veut pas dire que le produit nettoie moins bien : c’est juste une impression. Résistez à l’envie d’en remettre une deuxième couche à chaque lavage, une seule application suffit largement. Le vrai point qui use un galet deux fois trop vite, c’est de le laisser tremper dans l’eau entre deux usages : je le pose systématiquement sur un porte-savon pour qu’il sèche, jamais à plat dans une flaque. Pour les cheveux longs comme les miens, je double parfois l’application si j’ai mis un soin capillaire avant, mais toujours avec parcimonie pour ne pas rincer pendant dix minutes.

Un dernier conseil que je donne systématiquement aux amies qui passent au shampoing solide : gardez un après-shampoing solide en complément si vos cheveux sont longs ou très bouclés. L’huile de brocoli nourrit bien, mais elle ne remplace pas complètement l’effet démêlant d’un vrai après-shampoing sur des longueurs difficiles à discipliner.

Mon test complet

mes cheveux bouclés colorés au henné, photographiés secs après le lavage, montrant des reflets toujours vifs après trois mois d’utilisation régulière du shampoing à l’huile de brocoli.

Avant, ma couleur au henné dégorgeait systématiquement dans les quinze jours suivant l’application, avec des reflets qui viraient progressivement au terne. Mes boucles, elles, avaient tendance à sécher en fin de journée avec les shampoings solides que j’avais essayés avant, malgré des après-shampoings réguliers.

Les premières semaines, j’ai surtout été surprise par la texture de la mousse, plus discrète, ce qui m’a fait douter de l’efficacité du produit sur mes racines qui ont tendance à regraisser vite. Après quelques lavages, j’ai compris que le nettoyage était bien réel malgré cette mousse plus légère : mes racines restaient propres aussi longtemps qu’avec mon ancien shampoing liquide.

Sur la couleur, le changement a été net dès le premier mois : aucun dégorgement constaté, alors que je changeais habituellement de shampoing tous les deux mois à cause de ce problème. Mes boucles sont restées définies et souples, sans l’effet paille que je craignais, grâce à l’huile de brocoli qui semble vraiment jouer son rôle nourrissant.

Le seul vrai point d’attention, c’est la durée de vie du galet si on ne prend pas soin de bien le égoutter : lors d’un weekend où je l’avais laissé dans un porte-savon fermé et humide, il avait visiblement ramolli plus vite que la normale.

J’ai aussi fait tester la version cheveux normaux à l’huile de noisette à une amie, qui n’a ni couleur ni boucles marquées, pour comparer : les deux formules partagent la même base de tensioactifs doux, seule la partie active change selon le besoin, ce qui confirme la cohérence de toute la gamme plutôt qu’un simple habillage marketing différent d’une référence à l’autre.

Mon verdict

Oui, si vous avez les cheveux colorés, notamment au henné, ou des boucles qui ont tendance à s’assécher avec les shampoings solides classiques. Le duo huile de brocoli et poudre de jujubier fait vraiment la différence sur la couleur.

Non, si vous avez les cheveux décolorés ou blancs, ou si vous êtes très attachée à une mousse abondante. Ce n’est juste pas ce shampoing-là qu’il vous faut.

FAQ de mon avis sur le Shampoing comme avant

Ce shampoing convient-il aux cheveux décolorés ou blancs ?

Non, la marque recommande plutôt son shampoing neutre à l’huile de noisette pour ce type de cheveux, celui-ci étant spécifiquement pensé pour les colorations et les boucles.

Combien de temps dure un galet ?

Environ trois mois à raison de deux lavages par semaine, à condition de bien le laisser égoutter entre chaque utilisation sur un porte-savon ajouré.

Peut-on l’utiliser sur les enfants ?

Oui, il convient dès 3 ans, ainsi qu’aux femmes enceintes et allaitantes, grâce à sa composition courte sans huile essentielle ni parfum.

Pourquoi la mousse est-elle moins abondante qu’un shampoing classique ?

C’est lié au choix de tensioactifs doux comme le Sodium Cocoyl Glutamate, moins moussants que les sulfates classiques mais aussi moins agressifs pour le cuir chevelu et la couleur.

Le galet fait-il vraiment autant de lavages qu’un flacon liquide ?

D’après la marque, un galet de 70g équivaut à environ deux bouteilles de 200ml de shampoing liquide classique, ce qui en fait un format économique une fois qu’on a pris l’habitude du geste et qu’on prend soin de bien le laisser sécher entre deux usages.


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