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Broyeur en acier, mousse de lait automatique et quatre recettes en une pression : la Magnifica Start prouve qu’on n’a pas besoin de mettre 600 € dans une machine à grains pour boire un vrai bon café tous les jours (voir mon comparatif des machines à café Delonghi)
Mon avis sur la Magnifica Start de Delonghi en Bref !
c’est une machine à café à grains d’entrée de gamme qui ne fait aucune impasse. Le broyeur est le même que celui des modèles haut de gamme de la marque, la mousse de lait se fait toute seule grâce à une petite carafe à clipser sur le côté, et le panneau tactile propose quatre boissons simples : espresso, café allongé, latte macchiato et eau chaude.Je trouve que c’est l’un des meilleurs rapports qualité-prix pour démarrer avec une machine à grains.
BON PLAN — Elle est en grosse promo en ce moment sur cette page du site officiel de Delonghi : voir la Magnifica Start à prix réduit !
LES POINTS FORTS
LES LIMITES
Il y a une question qui revient à chaque fois qu’on hésite entre garder sa machine à capsules et passer au café en grains : est-ce que je vais vraiment sentir la différence, ou est-ce que je vais juste payer plus cher pour le même résultat ? La Magnifica Start est intéressante parce qu’elle répond franchement à cette question. Elle embarque le même broyeur en acier, la pièce qui moud les grains juste avant l’extraction, que des machines vendues deux à trois fois son prix.
Je la trouve particulièrement adaptée à quelqu’un qui n’a jamais eu de machine à grains et qui redoute un peu la complexité : réglage de mouture, dosage, entretien. Ici, tout est pensé pour qu’on n’ait quasiment rien à apprendre. C’est ce que je vais détailler dans cet avis : ce qu’elle fait vraiment bien, ce qui demande un peu d’attention, et pour qui elle est le bon choix.
| Caractéristique | Détail |
| Référence complète | ECAM220.61.W EX:1 |
| Type de machine | Expresso broyeur automatique |
| Puissance | 1450 W |
| Pression de la pompe | 15 bar |
| Broyeur | Acier, conique, 13 niveaux de réglage |
| Réservoir à grains | 250 g |
| Trappe café pré-moulu | Oui, 1 dose à la fois |
| Réservoir d’eau | 1,8 L, amovible par le dessus |
| Nombre de boissons | 4 : espresso, café, latte macchiato, eau chaude |
| Réglage de l’intensité | 5 niveaux, par recette |
| Système lait | Carafe LatteCrema Hot amovible, 250 ml, 3 réglages de texture |
| Écran | Panneau tactile à icônes, noir et blanc |
| Arrêt automatique | Réglable de 15 minutes à 3 heures |
| Détartrage | Automatique, cycle de 25 à 45 minutes selon la dureté de l’eau |
| Bandelette dureté de l’eau | Fournie, 4 niveaux de réglage |
| Filtre à eau | Compatible, vendu séparément |
| Pièces compatibles lave-vaisselle | Bac récolte-gouttes, grille, réservoir à lait |
| Groupe d’infusion | Amovible, lavable à la main |
| Dimensions (L x P x H) | 24 x 44 x 35 cm |
| Poids | 8,8 kg |
| Couleur | Blanc et inox / noir et Inox |
| Longueur du cordon | Environ 1 m, enrouleur intégré |
| Niveau sonore au broyage | Environ 69 à 72 dB |
| Garantie constructeur | 2 ans en France |

Le broyeur, c’est le cœur de la machine : c’est lui qui moud les grains juste avant chaque café, pour que le résultat soit toujours frais, et non préparé avec une mouture qui a perdu ses arômes dans un placard. Sur la Magnifica Start, il est en acier et se règle sur treize niveaux, du plus grossier pour un café allongé au plus fin pour un espresso serré. On tourne une petite molette, on ne touche à rien d’autre. Un détail utile à savoir : un changement de réglage ne se sent pas immédiatement, il faut deux ou trois cafés pour que le nouveau réglage donne son plein résultat.
Le résultat en tasse, justement, est top pour une machine à ce prix, et c’est ça qui compte le plus au final. L’espresso sort en 20 à 25 secondes avec une crema épaisse et dorée, cette petite mousse qui se forme naturellement sur un bon espresso et qui indique que l’extraction s’est bien passée. Elle tient plus d’une minute avant de commencer à se dissiper, ce qui est bon signe. Le café allongé garde du corps lui aussi : la machine prolonge l’extraction, et n’ajoute pas simplement de l’eau chaude après l’espresso, ce qui évite le goût dilué qu’on retrouve souvent sur les cafés longs de mauvaise qualité.
Petit détail que j’apprécie : la quatrième recette, l’eau chaude, est plus utile qu’elle n’en a l’air : elle sert à préparer un thé, mais aussi à composer soi-même un americano en versant l’eau sur un espresso déjà extrait, ou simplement à réchauffer une tasse avant de s’en servir. Le réservoir à grains contient 250 g, visible à travers la paroi semi-transparente sans avoir à ouvrir le capot, ce qui tient trois à quatre jours pour un foyer qui boit quatre cafés quotidiens, et une petite trappe séparée accepte du café déjà moulu, pratique pour un décaféiné du soir sans toucher au reste.
Pour voir le détail de tous les programmes, c’est par là :

C’est sans doute le point qui va le plus rassurer quelqu’un qui n’a jamais utilisé de machine à café à grains : pas de buse vapeur à manier soi-même, pas de risque de se brûler ou de rater sa mousse les premières fois. On remplit une petite carafe de lait froid, on la clipse sur le côté, et un curseur sur le couvercle choisit la texture voulue, du lait chaud tout simple jusqu’à une mousse dense pour cappuccino. Il suffit ensuite d’appuyer sur la recette latte macchiato.
La mousse obtenue est fine et généreuse, comparable à ce que ferait un serveur entraîné avec une vraie buse à vapeur, sans les éclaboussures ni les ratés du débutant. Visuellement, elle forme une couche épaisse d’un ou deux centimètres qui tient bien en place au-dessus du lait, exactement ce qu’on veut pour un cappuccino qui a de l’allure. La carafe se range directement au réfrigérateur entre deux préparations, couvercle fermé, sans avoir à transvaser le lait qui reste : un vrai gain de temps quand on prépare plusieurs cafés par jour.
Le seul geste à ne pas oublier, c’est le nettoyage. Après chaque boisson, un voyant s’allume et un rinçage rapide d’une trentaine de secondes suffit au quotidien. Mais pour que la mousse reste aussi belle dans plusieurs semaines qu’au premier jour, il faut en plus démonter la carafe une fois par semaine et rincer les petites pièces à l’intérieur à l’eau tiède. Cinq minutes, pas plus.
Elle fonctionne aussi très bien avec du lait végétal : les laits d’avoine et de soja, souvent marqués barista sur l’emballage, moussent presque comme un lait de vache demi-écrémé. Les laits d’amande ou de riz donnent une mousse plus légère qui retombe plus vite. Un lait sorti du réfrigérateur mousse toujours mieux qu’un lait à température ambiante, autour de 60 à 65 degrés en sortie, assez chaud pour un cappuccino sans jamais faire bouillir le lait ni en altérer le goût.
La carafe se vend aussi séparément en pièce de rechange, autour de 25 €, si on veut en garder une deuxième pour un lait différent.

Pour donner une idée concrète du quotidien : entre l’allumage et la première tasse, comptez une trentaine de secondes de chauffe, puis encore une trentaine de secondes pour le broyage et l’extraction. Soit une minute environ. Si vous laissez la machine en veille programmée entre deux cafés, sans l’éteindre à chaque fois, ça ira plus vite.
Un cappuccino improvisé avec la carafe demande simplement de la remplir de lait froid avant de lancer la recette latte macchiato réglée en mousse dense : comptez un peu moins d’une minute et demie, mousse comprise. Sur une semaine à raison de deux cafés et un cappuccino par jour, le temps total passé devant la machine reste sous les dix minutes , entretien inclus.
Le week-end, quand plusieurs personnesenchaînent des boissons différentes, la machine ne demande aucune pause particulière entre deux préparations, à part le petit cycle de rinçage déjà intégré à son fonctionnement normal. Quatre ou cinq cafés à la suite pour un brunch en famille ne posent pas de souci, à condition de vérifier avant de commencer que le réservoir à grains et le réservoir d’eau sont pleins

Je sais que c’est souvent la question la plus importante : est-ce que ça vaut vraiment le coup financièrement ? Voici comment je vois les choses. Un espresso préparé avec des grains de qualité correcte revient à environ 0,10 à 0,15 € la tasse, contre 0,30 à 0,45 € pour une capsule selon la marque. Sur cette base, l’écart de prix entre la Magnifica Start et une machine à capsules d’entrée de gammese rattrape en dix à quatorze mois pour un foyer à trois cafés par jour, et plus vite encore au-delà de quatre cafés quotidiens.
Ce calcul ne compte pas l’entretien, autour de 40 € par an, mais reste largement favorable sur une utilisation de plus de deux ans, ce qui ce qu’on peut très très raisonnablement attendre d’une machine comme celle-ci. Le paquet de grains d’1 kg, lui, tient dans un placard standard et se conserve plusieurs semaines une fois ouvert si on pense à bien le refermer, contre l’espace nettement plus important que prendrait un volume équivalent de capsules individuelles.
Le panneau tactile est volontairement dépouillé : quatre icônes, un voyant qui confirme la recette choisie, et c’est tout. Pas de sous-menu à parcourir pour trouver la bonne option. Un appui long permet d’ajuster le volume pendant que le café coule, et un double appui l’arrête plus tôt si on préfère un café plus court, sans avoir à reprogrammer quoi que ce soit.
La première mise en service prend une dizaine de minutes : on rince et remplit le réservoir d’eau, on remplit le bac à grains, on lance un cycle à vide pour que l’eau circule bien partout dans la machine, puis on teste la dureté de l’eau du robinet avec une petite bandelette fournie dans la boîte. Ce dernier réglage, entré une fois sur l’écran, détermine simplement à quelle fréquence la machine demandera un détartrage, c’est-à-dire un nettoyage du calcaire qui s’accumule avec le temps dans le circuit d’eau.
Un filtre à eau, vendu à part, capte une partie de ce calcaire avant qu’il n’entre dans le circuit et espace donc les détartrages. Il n’a rien d’obligatoire : si l’eau du robinet n’est déjà pas très calcaire, le réglage correct de la dureté sur l’écran suffit largement.

Je ne vais pas vous mentir : une machine à grains demande un peu plus d’entretien qu’une cafetière filtre ou qu’une machine à capsules. Mais sur celle-ci, ça reste très raisonnable, trois gestes simples, et aucun ne demande ni d’outil ni de compétence particulière.
Le groupe d’infusion, c’est la pièce qui presse le café moulu pendant l’extraction, un peu comme le ferait un piston. Il se retire par une petite trappe sur le côté et se rince à l’eau claire, une fois par semaine. C’est un peu comme retirer le filtre d’une cafetière classique pour le rincer, sauf qu’il faut juste penser à éteindre la machine avec le bouton avant de le manipuler : ça permet au mécanisme de revenir dans la bonne position pour ressortir facilement, sans forcer.
Les deux bacs, celui qui récolte les gouttes et celui qui récupère le marc de café, se vident quand un voyant s’allume, en général toutes les quatorze à seize tasses. Les deux passent au lave-vaisselle, tout comme le réservoir à lait, ce qui limite le temps d’entretien à quelques minutes par semaine au total.
Le détartrage, ce nettoyage du calcaire dont je parlais plus haut doit être fait en moyenne toutes les 200 tasses pour une eau moyennement calcaire. Le cycle dure entre 25 et 45 minutes, en deux étapes, détartrant puis rinçages à l’eau claire, sans rien à faire soi-même à part vider et remplir le réservoir deux fois. Le plus important, c’est de suivre le nombre de rinçages indiqués jusqu’au bout sans interrompre en cours de route, sinon il faut tout recommencer.
Sur une année complète, le budget entretien, détartrant et filtre compris, tourne autour de 35 à 45 €.

Pour rassurer ceux qui redoutent une installation compliquée : quatre étapes suffisent après le déballage. On rince et remplit le réservoir d’eau, on le remet en place jusqu’au clic qui confirme qu’il est bien enclenché. On remplit le réservoir à grains sans dépasser le repère gravé sur la paroi. On lance ensuite un cycle à vide depuis le menu, qui purge l’air du circuit et prépare la machine à bien chauffer. Et pour finir, on teste la dureté de l’eau avec la petite bandelette fournie, et on entre le résultat sur l’écran.
Toute la séquence prend une dizaine de minutes. Un manuel imprimé illustre chaque étape avec des schémas clairs, et un QR code renvoie vers une vidéo pour ceux qui préfèrent suivre les gestes en images, sans lire d’instructions.

Le bec verseur coulisse sur environ 8 cm, de la petite tasse à espresso jusqu’au verre à cappuccino . Cette plage couvre la grande majorité des tasses d’un foyer, avec une exception : les mugs très hauts, type gourde isotherme, qui dépassent la hauteur maximale même bec remonté au maximum. Pour ce format-là, il faut transvaser depuis une tasse standard.
Une fois la hauteur réglée pour votre usage courant, vous n’aurez généralement plus besoin d’y toucher, sauf si vous alternez entre une petite tasse le matin et un plus grand verre pour un café glacé l’après-midi.

Le bruit du broyage et le plus problématique, et il faut être honnête : ça s’entend, une dizaine de secondes à chaque café, le temps que les grains passent dans le broyeur. C’est vrai sur toutes les machines équipées d’un broyeur intégré, pas seulement celle-ci. La solution est simple : penser à son emplacement au moment de l’installer, en évitant de la coller contre un mur mitoyen avec une chambre si on prépare son café tôt le matin.
La machine rince aussi son circuit à chaque allumage et extinction, un mécanisme qui garde le circuit propre mais qui utilise un peu d’eau à chaque fois. Pour limiter ça, il suffit de régler l’arrêt automatique entre une et trois heures dans les paramètres, sans éteindre la machine après chaque café : elle reste prête sans multiplier les cycles de rinçage sur une même matinée.
Quatre recettes fixes, c’est suffisant pour un usage quotidien classique, mais ça peut sembler limité si on rêve de composer sa propre boisson sur mesure. En pratique, le volume et l’intensité restent réglables sur chacune des quatre recettes, ce qui couvre déjà une bonne partie des envies sans avoir à passer par un menu de création.
Et la carafe à lait, déjà évoquée : elle demande ce petit geste hebdomadaire pour garder sa performance.

Pour être direct : je trouve que la Magnifica Start est l’une des machines les plus honnêtes de sa catégorie. Elle ne cherche pas l’exhaustiviter avec un écran couleur ou une liste de seize recettes, elle fait bien les quatre choses qu’on lui demande, avec le même broyeur que des modèles nettement plus chers. Si votre priorité, c’est un bon espresso et un cappuccino ou un latte macchiato réussi sans y passer du temps, je pense sincèrement que vous n’avez pas besoin de mettre plus cher.
Là où je serais plus réservé, c’est si vous cherchez à personnaliser vos boissons dans le détail, à enregistrer une recette bien à vous, ou si plusieurs personnes du foyer ont des habitudes très différentes en matière de café. Ce n’est pas un défaut de la machine, juste une limite à connaître avant l’achat : elle a été pensée pour couvrir un usage courant, sans viser une personnalisation poussée. Les quatre recettes fixes couvrent les usages courants sans aller plus loin.
Mon conseil, en résumé : si vous démarrez avec une machine à grains et que vous voulez un résultat fiable sans complexité, foncez. Si en revanche vous êtes déjà un peu connaisseur et que vous rêvez de régler chaque paramètre au gramme près, cette machine ne vous suivra pas jusque-là, et ce n’est pas grave : ce n’est simplement pas son terrain de jeu. Le broyeur en acier et la mousse de lait automatique sont largement au niveau de ce qu’on attend d’une machine deux fois plus chère.
Le rinçage rapide après chaque boisson suffit au quotidien, mais un démontage complet de la carafe une fois par semaine, avec un rinçage des petites pièces à l’eau tiède, garde la mousse aussi belle qu’au premier jour. Cinq minutes suffisent.
Entre 25 et 45 minutes selon la dureté de l’eau réglée, en deux étapes : détartrant puis rinçages successifs. Il suffit de suivre le nombre de cycles indiqué par la machine jusqu’au bout.
En réglant l’arrêt automatique entre une et trois heures dans les paramètres, sans éteindre la machine après chaque café : ça évite de multiplier les cycles de rinçage plusieurs fois par jour.
Oui, via une petite trappe séparée du réservoir à grains, en versant une seule dose à la fois. Pratique pour un décaféiné ponctuel sans toucher au reste.
Un cycle de rinçage à vide juste avant le premier café du matin préchauffe le circuit et donne une tasse plus chaude. La température se règle aussi une bonne fois pour toutes dans les paramètres.
Non. Il devient utile en zone d’eau très calcaire pour espacer les détartrages, mais avec une eau déjà peu calcaire, le simple réglage de la dureté à l’écran suffit.
Elle régule la descente des grains vers le broyeur et évite qu’un grain isolé ne bloque le mécanisme. Elle n’est pas faite pour être retirée, même si elle peut sembler amovible au premier regard.
La Magnifica Start tient ses promesses là où ça compte vraiment : un espresso à la crema dense, une mousse de lait automatique fine et généreuse, et un entretien qui se limite à quelques gestes réguliers. Le bruit du broyage et le nettoyage hebdomadaire de la carafe sont les deux points à connaître, mais aucun des deux ne demande plus de quelques minutes de temps en temps