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J’avais une Nespresso depuis trois ans. Elle fonctionnait bien. Le passage aux grains n’était pas une évidence, et je ne l’aurais pas fait si certaines choses n’avaient pas commencé à me déranger.
Mon comparatif Ninja Luxe Café VS Nespresso
La Nespresso est rapide, silencieuse, sans réglage. La Ninja Luxe Café demande plus de temps et d’implication. Si ces deux critères sont non-négociables pour vous, restez avec Nespresso. Si ce qui vous dérange dans les capsules, c’est le coût sur la durée, l’écologie ou le fait de ne pas vraiment choisir votre café, la suite de cet article va vous parler.
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LES AVANTAGES A QUITTER LES CAPSULES
LES LIMITES
Trois ans avec la Nespresso, et je n’ai jamais raté un café. C’est le premier mérite du système capsule : la constance. Vous insérez la capsule, vous appuyez, 25 secondes plus tard vous avez un espresso. Pas de mouture à régler, pas de pression à surveiller, pas de grain qui vieillit dans la trémie.
La Nespresso est aussi silencieuse pour sa catégorie, compacte, et l’entretien se résume à vider le bac d’égouttement. Pour quelqu’un qui part au bureau à 7h30 et veut son café sans y penser, c’est un argument sérieux.
Ce qu’on perd en partant : cette rapidité, cette simplicité, et la capacité de commander ses capsules en ligne à n’importe quelle heure sans chercher où acheter des grains. Ce n’est pas anodin. Je le dis clairement parce que beaucoup d’articles sur le sujet font semblant que ces avantages sont négligeables. Ils ne le sont pas.

Trois raisons ont fini par peser dans la réflexion. Pas une seule, les trois ensemble.
Une capsule Nespresso Original coûte entre 0,40 et 0,45 €. Pour deux cafés par jour, c’est entre 290 et 330 € par an, rien que pour les capsules. Je ne l’avais pas calculé comme ça au moment de l’achat de la machine.
En grains, le même volume de café revient entre 0,10 et 0,20 € la tasse selon la qualité. Un bon café de torréfacteur à 20 € le kilo donne environ 50 à 60 tasses. Un grain de supermarché à 8 € en fait autant. La différence sur 12 mois est entre 150 et 250 €. Sur trois ans, c’est le prix d’une nouvelle machine.
Les capsules Nespresso sont en aluminium. Nespresso a mis en place depuis 2008 une filière de recyclage, et les capsules actuelles contiennent 80 % d’aluminium recyclé. À fin 2023, 62 % des Français peuvent déposer leurs capsules dans le bac de tri jaune. Le taux de recyclage des emballages en aluminium est passé de 32 % en 2012 à 53 % en 2022. Ce n’est pas rien.
Mais la réalité concrète, c’est qu’il faut faire la démarche. Garder les capsules, les rapporter en boutique ou les trier correctement. Nespresso reconnaît elle-même que le taux de recyclage effectif de ses capsules usagées atteint environ 30 %. Ça signifie que 70 % des capsules vendues ne sont pas recyclées. Pour quelqu’un qui fait deux cafés par jour, ça représente environ 500 capsules par an.
La question de l’aluminium au contact des liquides chauds m’interroge aussi. Une étude citée par l’EFSA mesure une migration d’aluminium légèrement supérieure dans le café capsule que dans le café filtre, mais la concentration reste à 0,15 % du taux maximum recommandé pour 5 expressos par jour. Nespresso précise que le café n’est pas en contact direct avec l’aluminium, protégé par une fine pellicule de laque alimentaire. Le sujet n’est pas alarmant d’après les données disponibles, mais il fait partie des raisons qui ont pesé dans ma réflexion personnelle.
Avec Nespresso, vous choisissez parmi ce que Nespresso (ou une autre marque) propose. Vous ne choisissez pas votre café. Vous choisissez une intensité et un nom commercial. . Pour quelqu’un qui s’en fiche, ce n’est pas un problème. Pour quelqu’un qui commence à s’intéresser au café comme produit, c’est frustrant.

Le premier café avec la Ninja n’était pas bon. La mouture était trop grossière, le café coulait trop vite, le résultat était plat. C’est normal. La Barista Assist propose des réglages de départ selon le panier utilisé, ce qui aide à ne pas partir de zéro, mais il faut quand même trois ou quatre essais avant de trouver son réglage. J’ai eu un café satisfaisant au bout du troisième jour.
Ce qui a changé ensuite, c’est la relation au café lui-même. La première visite chez un torréfacteur m’a pris vingt minutes. On m’a demandé ce que j’aimais : fruité ou chocolaté, acidité ou rondeur. On m’a expliqué d’où venait le grain, comment il avait été traité, à quelle température il avait été torréfié. J’ai racheté plusieurs fois depuis le même Blend chez Anne Caron (Meilleure ouvrier de France, rien que ça !) , parce que je sais maintenant ce que c’est et pourquoi je l’aime.
Mais je ne veux pas romantiser la chose. La semaine où j’avais oublié de racheter des grains, j’ai pris un Lavazza en grains au supermarché. Il était correct. Pour le café du matin en semaine, un bon grain de grande surface fait le travail sans se compliquer la vie. Le torréfacteur pour le week-end, le supermarché pour les jours où on ne veut pas y réfléchir. Les deux fonctionnent dans la Ninja.
La nouveauté que je n’attendais pas : le cold brew. L’extraction à froid en quelques minutes donne un concentré qu’on dilue sur glaçons ou qu’on mélange à du lait. Ce n’est pas le même résultat qu’un cold brew préparé 12 heures en carafe, mais c’est un café glacé super correct en cinq minutes, et c’est quelque chose que la Nespresso ne peut pas faire du tout.
Le défaut concret : la machine prend 34 cm de large sur le plan de travail, elle est bruyante pendant le cycle de mouture (environ 30 secondes), et il faut penser à remplir la trémie à grains environ une fois par semaine. Ce n’est pas un problème si on s’y attend. C’en est un si on voulait la même simplicité qu’avec des capsules.
Pour 2 cafés par jour, voici les chiffres réels.
En capsules Nespresso Original : 730 capsules par an à 0,42 € en moyenne, soit environ 307 € par an. La Citiz Platinium coûte autour de 200 € à l’achat.
Avec la Ninja Luxe Café Premier à 450 € : 730 tasses à 0,15 € de grain moyen, soit environ 110 € par an. La différence de coût annuel après l’achat de la machine est d’environ 197 €. L’amortissement de la différence de prix entre les deux machines (250 €) se fait en un peu plus d’un an.
À partir de la deuxième année, le grain coûte deux fois moins cher que la capsule sur le même volume. Sur trois ans, vous avez économisé entre 350 et 500 € selon votre consommation.
Ce calcul suppose que vous faites effectivement 2 cafés par jour. En dessous, l’amortissement s’allonge. Pour 1 café par jour, comptez deux ans et demi à trois ans avant d’être gagnant.
Le passage a du sens dans des conditions précises. Vous faites au moins deux cafés par jour, vous êtes sensible à la question des déchets ou au coût sur la durée, vous avez de la curiosité pour le café comme produit, et vous avez 3 à 5 minutes le matin sans que ça soit une contrainte. Le cold brew ou le café filtre sont des usages qui vous intéressent.
Le passage ne vaut pas le coup si vous partez au bureau avant 7h30 et que la rapidité est non-négociable, si vous laissez la machine inactive plusieurs semaines, si vous n’avez pas envie de chercher des grains ou de faire un réglage même avec aide, ou si votre plan de travail est déjà chargé.
Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse. Les deux machines font du bon café. Elles ne s’adressent pas au même quotidien.
J’aurais dû passer aux grains plus tôt. Pour mon usage (deux cafés par jour dont un le week-end en café filtre, sensibilité à l’écologie, plaisir de choisir le grain), la Ninja Luxe Café était la bonne décision. Les capsules partaient à la poubelle trop souvent, le coût s’accumulait, et le catalogue Nespresso commençait à me sembler étroit.
Mais je comprends très bien pourquoi quelqu’un d’autre garderait sa Nespresso. Si les 30 secondes du matin comptent, si l’entretien est une contrainte réelle, si vous voyagez souvent et laissez la machine plusieurs semaines sans l’utiliser, la capsule reste un très bon système.
Le seul cas où je dirais clairement de ne pas passer aux grains : si vous voulez la même simplicité qu’avec une capsule mais avec un meilleur café. Ça n’existe pas. Le grain demande plus d’implication. C’est le deal.
| Critère | Nespresso Citiz Platinium | Ninja Luxe Café |
| Temps de préparation | 30 secondes | 3 à 5 minutes |
| Coût par tasse | 0,40 à 0,45 € | 0,10 à 0,20 € selon le grain |
| Entretien | Minimal (vider le bac) | Nettoyage hebdomadaire |
| Choix du café | Catalogue Nespresso uniquement | Tous torréfacteurs, tous supermarchés |
| Boissons possibles | Espresso, lungo | Espresso, filtre, cold brew, americano |
| Écologie | Aluminium recyclable, taux de recyclage effectif ~30 % | Pas d’emballage individuel par tasse |
| Aluminium au contact du café | Migration mesurée à 0,15 % du seuil EFSA (laque protectrice) | Aucun contact aluminium |
| Courbe d’apprentissage | Aucune | 2 à 3 semaines pour trouver son réglage |
| Encombrement | Compact : 25 cm de large | 34 cm de large |
| Prix machine | Environ 200 € | 350 € (Essential) à 570 € (Pro) |
Les prix sont indicatifs et peuvent varier. Vérifiez ici avant d’acheter
D’après les études disponibles, non. La migration d’aluminium dans le café capsule reste à 0,15 % du seuil recommandé par l’EFSA pour 5 expressos par jour. Nespresso indique que le café n’est pas en contact direct avec l’aluminium, protégé par une laque alimentaire. C’est un sujet sur lequel les études ne sont pas unanimes, mais aucune ne signale de risque établi à consommation normale.
Le grain fraîchement moulu donne accès à une palette de goûts que la capsule ne peut pas offrir, parce que le café capsulaté est stabilisé depuis la torréfaction. Un bon grain de torréfacteur produit un café plus nuancé, plus aromatique. Un grain de supermarché produit quelque chose de comparable à une capsule standard. La différence est réelle surtout si vous achetez des grains récents et de qualité.
Commencez par un café brésilien ou colombien : torréfaction moyenne, goût rond et peu acide, facile à extraire. Évitez les torréfactions claires (light roast) au début, elles sont plus exigeantes en réglage. Un Lavazza Qualità Oro ou un Carte Noire en grains au supermarché est un bon point de départ. Chez un torréfacteur, dites que vous commencez et demandez quelque chose d’accessible.
Non. La Nespresso fait de l’espresso et du lungo, c’est tout. Le cold brew nécessite une extraction à froid que le système capsule ne permet pas. La Ninja Luxe Café propose un cold brew express en quelques minutes, ce qui est un usage complètement différent.
Oui, et certains le font. La Nespresso le matin en semaine pour la rapidité, la Ninja le week-end pour le plaisir. Si votre plan de travail le permet et que le budget n’est pas un problème, c’est une option honnête. Ça évite d’avoir à choisir.
Au bout de ces semaines passées à passer d’une machine à l’autre, je ne vais pas vous désigner une gagnante unique. La bonne Ninja dépend de trois choses : les cafés que vous buvez le matin, l’espace libre sur votre plan de travail, et le nombre de gestes que vous acceptez de faire avant la première gorgée.
Si vous voulez entrer dans le café à grain sans vous noyer dans les réglages et sans faire exploser le budget, commencez par mon avis sur la Ninja Luxe Café Essential. Vous gardez le broyeur intégré et un espresso sérieux. Il n’y a ni cold brew ni café filtre sur ce modèle : c’est le compromis du prix d’entrée.
Si le cold brew et le café filtre comptent pour vous, et que tasser vous-même ne vous dérange pas, regardez la Ninja Luxe Café Premier. Le tasseur à ressort guide le geste, c’est vous qui appliquez la pression.
Si vous jonglez entre espresso, latte et americano dans la même matinée, le levier de tassage sans effort et le distributeur d’eau chaude de la Ninja Luxe Café Pro changent la routine. Vous payez ce confort par un encombrement plus large sur le plan de travail.
Si l’idée de doser, tasser et faire mousser vous fatigue d’avance, la Ninja Auto Barista Pro sort le latte et le cappuccino en une pression. Le contrôle fin de l’extraction disparaît, en contrepartie plus aucun geste de barista ne se met entre vous et la tasse.
Et si vous ne voulez pas d’espresso sous pression du tout, mais un café filtre et des capsules réunis dans une seule machine, lisez mon avis sur la Ninja Prestige Dual Brew avant même de regarder la gamme grain : elle joue dans une autre catégorie.
Mon conseil si je devais trancher pour la majorité des cuisines : la Premier couvre le plus de besoins pour son prix. La Pro se justifie le jour où vous faites plus de deux cafés différents dans la même matinée.
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