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J’ai testé pour vous les cinq versions de masques LED que propose CurrentBody, deux générations du masque rouge anti-âge, deux générations du masque bleu anti-imperfections, et la version multi-couleurs qui combine les deux approches.
Bref, de quoi comparer sérieusement plutôt que de se fier uniquement aux fiches produit. Cet article résume ce que chaque masque fait et pour qui il est !
| Modèle | Prix | Objectif principal | Longueurs d’onde | Poids |
| Rouge Série 2 | 449,99€ | Rides et ridules autour des yeux/bouche | Rouge, NIR, NIR profond | 450gr |
| Rouge Série 1 | 349,99€ | Entretien anti-âge | Rouge, NIR | 350g |
| Multi-couleurs | 549,99€ | anti-âge, peau nette, réparation, éclaircissant | 6 longueurs d’onde | 1220 g |
| Bleu Série 2 | 449,99€ | Acné étendue au menton/mâchoire | Bleu, rouge | 1220g |
| Bleu Série 1 | 349,99€ | Acné localisée sur les joues | Bleu, rouge | 350g |
CurrentBody existe depuis 2009, fondée par Laurence et Andrew avec une idée : rendre accessibles à la maison des technologies esthétiques jusque-là réservées aux instituts et aux cabinets de dermatologie. La lumière rouge et proche infrarouge utilisée dans ces masques ne sort d’ailleurs pas de nulle part : les premières recherches sur le sujet remontent à des expériences de la NASA sur la croissance des plantes dans l’espace, avant que les scientifiques ne remarquent que cette même lumière stimulait aussi la régénération des tissus humains. C’est cette base de recherche, plutôt qu’un argument marketing inventé pour l’occasion, qui a servi de point de départ à toute la catégorie des masques LED grand public.
CurrentBody a été l’une des premières marques à démocratiser le masque LED flexible en silicone, un format qui a depuis été copié par une bonne partie du marché. Ce qui distingue leur approche, c’est la façon dont chaque nouvelle génération corrige les défauts remontés par les clients plutôt que de se contenter d’ajouter des fonctionnalités : le système d’attache du masque original, souvent critiqué pour son manque de praticité, a par exemple été entièrement repensé sur la Série 2, avec des sangles plus larges et une troisième sangle sur le dessus du crâne pour mieux répartir le poids.
Les cinq masques que j’ai testés s’appuient tous sur la garantie Veritace de la marque, un protocole de test clinique interne qui accompagne chaque appareil, en plus des études scientifiques indépendantes citées sur les fiches produit. Ce n’est pas une garantie d’efficacité absolue, un test commandé par la marque restant un test commandé par la marque, mais ça reste plus sérieux qu’un simple argument commercial sans aucune méthodologie derrière !
Avant de détailler chaque modèle, un rappel utile : le choix ne doit pas se faire uniquement sur le prix ou le nombre de LED. Il dépend d’abord de votre objectif principal (rides, acné, pigmentation, rougeurs, éclat), de votre type de peau et de son phototype, de vos éventuelles contre-indications médicales, du temps que vous êtes prête à consacrer chaque semaine, et de votre budget. Un masque haut de gamme qui prend la poussière au bout de trois semaines n’est jamais un bon investissement, quelle que soit sa technologie ! Pas d’achat impulsif, on est sur un gros budget, le but est que ça vous serve 🙂

Mon test complet du masque led rouge Série 2 a duré deux mois, avec un objectif précis dans ma petit tête : ralentir la formation de mes ridules de déshydratation autour des yeux avant qu’elles ne deviennent de vraies rides installées. Ses 236 LED réparties en trois longueurs d’onde, rouge (633 nm), proche infrarouge (830 nm) et proche infrarouge profond (1072 nm), ciblent spécifiquement ces deux zones grâce aux LED supplémentaires placées autour des yeux et de la bouche. C’est cette troisième longueur d’onde, absente sur la génération précédente de leur masque led, qui justifie son prix de 449,99€.
Il intègre une mentonnière, ce qui est vraiment top, parce que très clairement mon menton commence à être un peu mollasson lui aussi 🙂
Chaque cycle de traitement dure 10 minutes ! Il existe aussi en version améliorée avec en plus un plastron pour la poitrine (pas testée par moi en revanche, mais si vous avez les moyens, 749.99€ quand même, allez y !)
Côté avant/ après, c’est vers la 6ème semaine, et pas avant, que j’ai commencé à voir des résultats pour de vrai : peau plus repulpée (au toucher je le sens), ridules moins marquées. Est-ce que ça fonctionne ? Oui très clairement mais il faut être régulier ! Il y a pas de miracle 🙂

Mon avis sur cette version plus ancienne part d’un choix budgétaire assumé : à 349,99€, cette génération se limite à deux longueurs d’onde, rouge (633 nm) et proche infrarouge (830 nm), avec une pénétration annoncée jusqu’à 4mm contre 10mm pour la Série 2. Sur trois mois d’utilisation, je confirme, ça marche, moins vite que la dernière version mais oui, les résultats sont là sur la fermeté et surtout le teint lumineux. On a vraiment un effet bonne mine. Sur les ridules autour des yeux, le résultat est moins net ( faute à l’absence de la longueur d’onde profonde de la version la plus récente) et il n’y pas la mentonnière !
C’est celui qui est fait pour vous si vous cherchez un premier masque led, et que vous êtes dans la trentaine :

Mon test du masque multi-couleurs, le plus complet (et le plus cher à 549,99€), combine six longueurs d’onde sur 566 LED : rouge, proche infrarouge, proche infrarouge profond, bleu, vert et jaune, réparties en cinq modes de traitement. C’est le choix que j’ai fait après avoir réalisé que ma peau change de problématique selon les périodes, entre rougeurs, teint terne (très terne !) et ridules (surtout aux coins des yeux).
Le mode complet, qui utilise la cartographie faciale pour adapter la longueur d’onde à chaque zone du visage, est celui que j’utilise le plus. Il y 5 modes de traitement :

Mon avis sur ce masque anti-imperfections nouvelle génération répondait à une problématique bien précise : une acné hormonale réapparue sur mon menton et ma mâchoire après des années sans le moindre bouton (coucou la périménaupose, et la pilule). Ses 220 LED, bleu (415 nm) et rouge (633 nm), sont renforcées par une mentonnière plus couvrante que l’ancienne génération, ce qui traite mieux les poussées concentrées sur le bas du visage (c’est là que se trouve majoritairement mon acné). À 449,99€ et 1.2lg (il pèse son poids en or celui là !)

Mon test de cette version plus ancienne s’est imposé pour une raison simple : mes poussées d’acné restaient concentrées sur les joues plutôt que sur toute la mâchoire, rendant la mentonnière supplémentaire de la Série 2 moins indispensable dans mon cas. À 349,99€ et seulement 350 grammes, c’est la version la plus légère et la plus accessible des masques bleus.
Quel que soit le modèle choisi, ces appareils restent des outils d’entretien et de prévention, pas des solutions médicales. Ils ne remplacent ni les injections, ni le laser, ni un lifting, ni un avis dermatologique. Les contre-indications sont à vérifier sérieusement avant tout achat : grossesse, épilepsie liée à la lumière, troubles photosensibles, certains médicaments, troubles oculaires. Un masque LED complète une routine skincare, il ne la remplace jamais entièrement 🙂
C’est la question que tout le monde se pose avant de mettre 350 à 550€ sur un appareil de beauté, alors autant y répondre franchement plutôt que de se contenter du logo « cliniquement prouvé » collé sur chaque fiche produit.
CurrentBody fait tester ses masques via un programme interne appelé Veritace, réalisé par SGS, un organisme de certification indépendant qui audite aussi bien d’autres industries que la cosmétique. Sur le masque rouge Série 2 par exemple, l’étude a suivi 35 personnes pendant 56 jours, avec des mesures à J14, J28, J42 et J56 : élasticité de la peau en hausse de 57,1%, fermeté améliorée de 24,5%, hydratation en hausse de 36%, volume des rides du front réduit de 29,8%, pattes d’oie réduites de 25,7%. Sur la Série 1, plus ancienne, le test tournait sur 28 jours, avec des améliorations rapportées sur la production de sébum, les rides et le rebond cutané.
Je le dis clairement pour ne pas vous vendre du rêve : ce sont des tests commandés et payés par la marque elle-même, pas des études indépendantes publiées dans une revue à comité de lecture. Ça ne veut pas dire que les chiffres sont faux, la méthodologie décrite (imagerie VISIA-CR, cartographie 3D Primos-CR, cornéomètre, analyse statistique) reste sérieuse pour ce type de protocole, mais ça mérite d’être su avant de les brandir comme une vérité scientifique absolue.
À côté de ça, chaque masque s’appuie aussi sur des études indépendantes, publiées dans de vraies revues scientifiques et menées par des équipes extérieures à la marque, sur les longueurs d’onde utilisées plutôt que sur le produit fini lui-même. C’est ce que je détaille dans chacun de mes avis individuels, avec le lien direct vers l’étude à chaque fois : celle sur les rides et le collagène pour le masque rouge, celle sur l’acné pour le masque bleu, une étude plus récente sur la lumière verte pour le masque multi-couleurs. Cette distinction compte : les longueurs d’onde elles-mêmes sont documentées depuis des années par la recherche indépendante, ce qui est différent de prouver qu’un masque précis, avec sa puissance et sa configuration propres, produit exactement les mêmes résultats.
Oui, c’est ce que j’ai fini par faire, en alternant le masque rouge pour l’entretien anti-âge et le masque bleu lors des poussées d’acné ponctuelles. La marque déconseille simplement d’enchaîner deux séances différentes dans la même journée. Sinon il y a le multi-couleur 🙂
La Série 2 ajoute des LED et, pour le masque rouge, une troisième longueur d’onde plus profonde. La Série 2 du masque bleu ajoute surtout une mentonnière plus couvrante. Les deux générations restent efficaces, la différence se joue sur la précision de couverture.
En grande partie oui, avec l’avantage de la polyvalence, mais au prix d’une complexité d’usage plus grande, avec cinq modes à apprendre à utiliser selon le besoin du moment.
Entre quatre et huit semaines selon l’objectif visé : plus rapide pour l’acné, plus long pour les rides et ridules