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Après quatorze mois avec la version à une seule cuve du Crispi posée sur mon plan de travail, j’ai reçu le DualZone dix jours avant sa sortie officielle en France, et je l’ai testé en long, en large et en travers ! Si vous hésitez encore avec le Crispi classique ou le Crispi Pro, mon comparatif des trois modèles de Ninja Crispi les compare modèle par modèle
Mon Test du Crispi DualZone en bref
Le Crispi DualZone ajoute une deuxième cuve en verre de 3,8 litres à la formule du Crispi classique, avec une fonction SYNC qui synchronise deux cuissons différentes pour qu’elles terminent ensemble. Il chauffe jusqu’à 240 °C, propose huit modes de cuisson dont un mode maintien au chaud inédit dans la gamme, et sort en France le 16 septembre à 329,99 €.
BON PLAN — Voilà déjà la page produit, on espère une promo de lancement 🙂 Et j’ai créé un groupe Facebook pour échanger des recettes et poser vos questions : rejoindre le groupe !
LES POINTS FORTS
LES LIMITES
Le problème revient à chaque dîner : dès que le menu se dédouble, une amie végétarienne d’un côté, le reste de la tablée qui veut sa viande de l’autre, mon Crispi classique à une seule cuve m’oblige à lancer une cuisson après l’autre.
Si le principe des deux cuves indépendantes vous parle déjà, allez jeter un oeil ici :

Le carton contient deux cuves en verre identiques de 3,8 litres, deux grilles, un socle unique avec deux écrans séparés, deux couvercles de conservation, et une notice.
Charger une cuve demande un geste que je n’avais pas sur l’ancien modèle : la glissière autoguidée pousse le récipient vers l’arrière jusqu’au clic, mais une fois en place, la cuve garde un jeu perceptible, elle bouge encore d’un centimètre si j’appuie dessus. Ça n’a changé aucune cuisson en dix jours de tests, mais ça surprend la première fois qu’on pose la main dessus en pensant que quelque chose est mal enclenché.
Le socle porte deux cadrans distincts, un par zone, avec des boutons MATCH et SYNC placés entre les deux écrans. L’appareil ne demande aucun préchauffage : la cuisson démarre dès l’appui sur le bouton.
Voilà toutes les specs techniques :
| Caractéristique | Valeur |
| Nom commercial | Crispi DualZone |
| Référence | DD102EUIV2 |
| Nombre de cuves | 2 |
| Dimensions | 29,39 x 42,42 x 29,79 cm |
| Poids | 14,06 kg |
| Puissance | 2860 watts |
| Tension | 230V |
| Thermostat | Réglable |
| Connecté | Non |
| Capacité utile | 7,6 L (2 x 3,8 L) |
| Matériau des cuves | Verre borosilicate, sans PFAS ni PTFE |
| Matière des grilles croustillantes | Céramique antiadhésive, compatibles lave-vaisselle, sans PFAS |
| Type de friteuse | Sans huile |
| Revêtement extérieur | Verre |
| Couleurs | Ivoire / bleu foncé / Rose Quartz |
| Température | jusqu’à 240 °C |
| Nombre de modes de cuisson | 8 |
| Modes de cuisson (noms écran) | Air Fry, Max Crisp, Bake, Proof, Roast, Recrisp, Keep Warm, Dehydrate |
| Réduction de matières grasses | Jusqu’à 75 %, test comparatif de Ninja sur des bâtonnets de poisson en Air Fry face à une friture à l’huile |
| Économie d’énergie face à un four | Jusqu’à 55 % |
| Fonction de déshydratation | Oui |
| Livre de recettes inclus | Oui |
| Poids max recommandé par cuve | 1,5 kg pour une pièce de viande entière |
| Garantie d’origine | 2 ans |
| Disponibilité des pièces détachées | 2 ans s |
| Pays de fabrication | Chine |
| Contenu du coffret | 1 station Air Fryer digitale, 2 cuves en verre thermorésistant CleanCrisp de 3,8 L, 2 grilles croustillantes en céramique, 2 couvercles de conservation |
| Prix | 329,99 € à partir du 16 septembre |
La fiche technique complète, avec les schémas de dimensions officiels, est disponible sur la page produit :

Les deux zones du DualZone fonctionnent de trois façons différentes, et le choix entre elles change tout le déroulé de la cuisson.
En mode indépendant, chaque cuve tourne avec ses propres réglages, sans lien avec l’autre : c’est la configuration par défaut.
MATCH copie les réglages d’une zone vers l’autre pour cuire deux fois la même chose, ou des choses similaires.
SYNC, à l’inverse, gère deux cuissons différentes en décalant leur départ pour qu’elles terminent au même moment. La zone au temps de cuisson le plus long démarre en premier, l’autre reste en attente jusqu’à ce que le temps restant soit identique des deux côtés, puis un bip lance la seconde zone. J’ai testé avec des patates douces coupées en morceaux, 200 °C pendant vingt minutes, et des crevettes, 200 °C pendant dix minutes. Quand il restait 10 min sur les patates, l’écran des crevettes a bipé et démarré tout seul, exactement comme annoncé.
Le seul vrai reproche que je fais à l’appareil après dix jours porte sur le poids des cuves en verre face à un panier antiadhésif classique : plus lourdes à sortir et à ranger d’une seule main. Je m’y suis faite plus vite que je ne l’aurais cru, mais le geste reste plus engageant qu’avec mon ancien Crispi.
Le prix de lancement à 329,99 € inclut les deux cuves et les deux grilles croustillantes, sans accessoire à ajouter :

La notice explique chaque fonction en une phrase. Voilà un peu plus de détails et quelques idées et astuces.
Air Fry brasse l’air chaud autour de l’aliment avec peu ou pas d’huile : c’est la fonction que j’utilise pour la viande et les légumes du quotidien. Une cuillère à soupe d’huile par cuve change vraiment le résultat sur les légumes frais et les pommes de terre : mes carottes cuites sans une goutte sont ressorties sèches et fripées, les mêmes avec une cuillère d’huile sont sorties dorées et craquantes.
Max Crisp ajoute un coup de chaleur final pour rattraper une cuisson un peu pâlotte ou faire fondre du fromage râpé, et donne aussi de très bons résultats sur les produits surgelés comme les nuggets ou les frites déjà panées. Une limite à connaître : ce mode ne tourne que sur une seule zone à la fois, jamais les deux ensemble, contrairement à Air Fry.
Bake cuit les pâtes à faible épaisseur, comme les biscuits ou les feuilletés, directement posées sur la grille croustillante. Pour une pâte liquide, comme une pâte à muffins ou à gâteau. Je verse toujours dans un ramequin ou un moule en silicone allant au four, jamais dans le fond de la cuve. J’ai versé une pâte directement dans le verre une fois, par flemme, l’extérieur a pris une couleur correcte mais le centre est resté cru.
Prove est utile pour faire lever des pâtes à pain ou à brioche
Roast associe une chaleur plus enveloppante à une durée plus longue, pensée pour les grosses pièces de viande et les légumes racines : mon rôti de porc du dimanche y passe régulièrement, découpé en deux morceaux pour tenir dans une cuve.
Recrisp redonne du croustillant aux restes de la veille sans les dessécher complètement : j’y passe systématiquement les frites du repas d’avant, en surveillant régulièrement parce que ça va super vite !
Keep Warm maintient un plat déjà cuit à température jusqu’au service : je m’en sers pour garder un plat au chaud les soirs où mon compagnon arrive après la fin de la cuisson
Dehydrate sèche lentement à basse température pendant plusieurs heures : parfait pour la viande séchée, les fruits ou les rondelles de citron pour l’apéritif, un usage que je compte tester avec les agrumes du prochain marché.
Le manuel complet détaille les temps et températures recommandés pour chaque programme, aliment par aliment.

Le verre borosilicate CleanCrisp et les grilles en céramique ne contiennent ni PFAS ni PTFE, à la différence des paniers antiadhésifs classiques dont le revêtement s’use et se raye avec les ustensiles.
C’est donc autant un argument santé qu’un arguement écologique : pas de particules de revêtement qui se détachent avec l’usure, et un verre recyclable en fin de vie, contrairement à un panier composite qui mélange métal et polymère.
Côté santé : jusqu’à 75 % de matières grasses en moins, sur un test comparatif mené sur des bâtonnets de poisson frits en Air Fry face à une friture classique à l’huile, et jusqu’à 55 % d’économie d’énergie par rapport à un four.
Ça rejoint ce que Les Numériques a mesuré sur d’autres modèles d’airfryers : pour un kilo de frites fraîches, un airfryer consomme environ 0,97 kWh contre 1,12 kWh pour un four, et l’écart se maintient sur des frites surgelées, 0,80 kWh contre 0,86 kWh.
L’absence de préchauffage et un temps de cuisson plus court expliquent l’essentiel de cette différence : mes cuissons tournent 15 à 20 minutes, contre 45 minutes à une heure pour un four qui inclut son préchauffage.
Cette économie ne se matérialise que si l’appareil remplace le four, sans s’ajouter à mes habitudes existantes. Depuis dix jours, je cuisine deux plats en une seule session au lieu de deux cycles décalés sur mon ancien Crispi ou d’un aller-retour au four : c’est cette substitution, plus que la technologie elle-même, qui réduit ma consommation réelle.
La fiche matériaux complète, avec le détail des certifications sans PFAS ni PTFE est ici :
Les points forts
Les limites
Cette liste s’allonge à chaque semaine de test : )
La notice répète à trois endroits différents la même consigne : ne jamais ajouter de liquide froid dans une cuve chaude, ni l’inverse, et laisser le verre refroidir avant de le passer sous l’eau ou au réfrigérateur. Cette consigne n’est pas une précaution théorique.
Les cuves, les grilles croustillantes et les couvercles passent tous au lave-vaisselle. Seul le socle se nettoie à part, avec un chiffon humide.
Voilà quelques conseils pour bien l’utiliser :
Le service client SharkNinja reste joignable par téléphone pour toute question de réglage qui ne trouve pas de réponse dans la notice:
Oui, si votre repas du soir se joue en deux versions différentes plus de trois fois par semaine, comme chez moi quand un dîner mélange une amie végétarienne et le reste de la tablée qui veut sa viande. Les deux cuves de 3,8 litres suffisent à un repas complet pour quatre à six convives réparti en deux cuissons distinctes, sans décalage à table.
Non, si vous cuisinez régulièrement un poulet entier ou un rôti volumineux : Ninja annonce 1,5 kg comme le maximum recommandé par cuve. Le Crispi Pro, avec sa cuve unique de 6 litres, garde l’avantage sur ce point !
Le Crispi DualZone sort en France le 16 septembre à 329,99 € . Avant même cette date, j’ai ouvert un groupe Facebook, les questions sur les réglages et des recettes circulent déjà. J’y ai posté mon test des ailes de poulet la semaine dernière, et les réponses aux questions techniques y arrivent en général plus vite que par le service client classique 🙂
Après dix jours à cuisiner deux plats différents , je garde le Crispi DualZone sur mon plan de travail à la place de mon ancien Crispi. À 329,99 €, l’appareil vaut le surcoût face au Crispi Pro . Il ne le vaut pas si un seul grand plat suffit chez vous : le Crispi Pro fera la même chose pour 60 € de moins 🙂
Le prix de lancement à 329,99 € s’applique dès le 16 septembre, sans code promo annoncé pour l’instant.
Le livret fourni avec l’appareil compte une vingtaine de recettes, voilà quelques idées de recettes à moi :
Le livret complet propose une quinzaine d’autres associations, dont plusieurs desserts que je n’ai pas encore testés:
Les chiffres seuls ne disent rien sans le contexte d’usage qui va avec. Voici ce que je retiens après avoir posé les trois appareils côte à côte.
| Critère | Crispi DualZone | Crispi Pro 7-en-1 | DoubleStack XL |
| Prix France | 329,99 € | 269 € | 269,99 € |
| Capacité | 2 x 3,8 L (7,6 L au total) | 1 x 5,7 L | 9,5 L |
| Cuves | Verre borosilicate | Verre borosilicate | Paniers antiadhésifs |
| Deux cuissons en même temps | Oui, avec SYNC | Non | Oui |
| Poulet entier | Non, 1,5 kg max par cuve | Oui, jusqu’à 3,4 kg | Non |
| Pour qui ça compte | Dîners à plusieurs, régimes différents | Meal prep en grande quantité | Petit budget cherchant deux zones |
Sur le fond, mon avis rejoint celui des tests que j’ai consultés sur l’appareil : la synchronisation des deux cuves et le verre sont les vrais arguments pour le Crispi Dualzone !
Face au DoubleStack XL, moins cher et lui aussi capable de cuire deux plats en même temps, la différence tient au matériau et à la finition : paniers antiadhésifs contre verre, et pas de fonction SYNC sur le DoubleStack pour synchroniser deux temps de cuisson différents. Si le verre ne compte pas pour vous et que le budget prime, le DoubleStack XL couvre le même besoin de double cuisson.
Oui s’il fait moins de 1,5kg, donc pas de gros poulet fermier.
Chez moi, aucune fissure en dix jours de tests intensifs. Le vrai risque arrive au moment où on pose une cuve chaude sous l’eau froide ou sur un plan de travail glacé juste après la cuisson, pas pendant la cuisson elle-même. Je laisse toujours refroidir cinq minutes avant de laver.
Il synchronise le démarrage des deux zones sans erreur, ça j’ai pu le vérifier à la seconde près. Ce qu’il ne fait pas, c’est ajuster la cuisson elle-même : avec mes patates douces et mes crevettes, j’ai dû arrêter les patates trois minutes avant l’écran pour ne pas les laisser brûler. Bref, c’est à vous bien le programmer.
À l’oreille, je ne note pas de différence nette entre les deux, même si le DualZone fait tourner deux ventilateurs au lieu d’un.
Si vous préparez vos repas à l’avance pour la semaine, oui : les couvercles transforment directement les deux cuves fournies en boîtes de conservation
Rien ne l’indique pour l’instant. Le Crispi Pro, sorti un an plus tôt à un prix comparable, n’a pas connu de baisse notable avant les soldes de fin d’année. Je ne compterais pas sur une promotion avant plusieurs mois.
Non, pas pour tout. Les modes Roast et Bake/Proof couvrent un rôti du dimanche ou une plaque de biscuits, mais la cuve de 3,8 litres plafonne mes ambitions: mon rôti de porc y passe toujours découpé en deux. Je garde mon four pour les grosses pièces et les cuissons en grande quantité, et le DualZone pour tout le reste, ce qui couvre déjà la majorité de mes repas de semaine.
Non. Les cuves du DualZone font 3,8 litres chacune, alors que le Crispi Pro utilise un format de 6 litres et un format de 2,5 litres, vendus séparément sur le site de la marque. J’ai vérifié en essayant de glisser une cuve du DualZone dans le socle de mon Crispi Pro : les dimensions ne correspondent pas, impossible de les échanger d’un appareil à l’autre.
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